Le budget 2012 de la Ville de Namur a été présenté au Conseil communal. L’occasion pour le groupe socialiste, par la voix d’Eliane Tillieux, de dresser le bilan de 5 ans de la majorité au pouvoir.
Quel bilan au bout de 5 ans ?
Namur est une ville qui n’a pas daigné recueillir l’avis de ses habitants alors que les citoyens demandent une attention accrue en matière de propreté, de sécurité, de mobilité, d’incivilités et d’accessibilité notamment en matière de parkings.
Une ville qui ne sait pas dans quel sens aller. Un peu à l’instar de son plan mobilité, tant de fois modifié. Si on en croit la dernière note à notre disposition, le plan de mobilité est encore en voie de subir d’importantes modifications sur la base de « possibles »          changements d’itinéraires du TEC à l’avenir. Encore aucun accord entre la ville et les TEC, juste une « possibilité », rien de concret.
Une ville qui s’endort et qui peine à retenir le touriste : où en est l’accroissement éventuel de l’offre hôtelière ? Namur doit être un haut lieu du tourisme wallon avec les infrastructures nécessaires.
Une ville nonchalante qui n’attire pas le chaland : quid de la réflexion sur les parkings ? Pourquoi opposer un projet de centre commercial à un autre sans autres explications ni concertations, notamment au sein du Conseil communal ?
Une ville qui minimise ses atouts, comme celui d’avoir d’une université sur son territoire qui souhaite pourtant tellement s’ouvrir à la ville. Le recteur l’a répété.
Une ville que fuit le Namurois pour s’expatrier vers les communes avoisinantes comme Assesse, Fernelmont ou d’autres. Au hit-parade de l’augmentation de la population sur une base annuelle, Namur est à l’avant-dernière place de l’arrondissement. Les communes limitrophes – Floreffe, La Bruyère, Gembloux et Gesves -quant à elles ont un taux de croissance 3 à 4 fois supérieur.
Pour nous, un dernier constat s’impose enfin en matière budgétaire:
A politique inchangée, la situation financière de la Ville de Namur deviendra intenable d’ici deux à trois années.
Il nous paraît qu’une augmentation naturelle – en d’autres termes sans augmentation des taux- du produit des taxes additionnelles (PI et IPP) devrait faire l’objet des préoccupations premières du Collège.
A cet égard, en parallèle à une réflexion sur l’habitat et le cadre de vie, le développement de l’activité économique doit à tout prix être privilégié si nous ne voulons pas être amenés inévitablement à supprimer ou diminuer des pans entiers de l’activité communale et de service à la population.
Les projets à mettre en œuvre doivent être imaginés dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire réellement durable, c’est à dire qui, au-delà de l’attractivité économique, intègre aussi la dimension humaine et sociale!
“Il nous faut redonner à notre ville, une ambition, un souffle, un avenir”, a conclu Eliane Tillieux.

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