Le Grognon, vitrine de notre patrimoine namurois Retour à la liste

Le Grognon, vitrine de notre patrimoine namurois

(Intervention au comunal du 25 janvier 2018)

Jusqu’au 31 janvier, les Namurois peuvent consulter le dossier relatif aux aménagements du Grognon et du port numérique dans le cadre de l’enquête publique en vue de l’octroi du permis. A Namur, nous ne sommes plus surpris des « 2 pas en avant, 3 pas en arrière » et des coups de communication, les exemples étant malheureusement très nombreux : le marché déplacé le dimanche, la taxe sur les surfaces de bureaux, le centre commercial, le tracé du téléphérique, et maintenant, le port numérique du Grognon.

Tout d’abord, vous nous le présentiez comme un emplacement Horeca. Ensuite, lors de l’attribution du projet de la Confluence, comme une véritable vitrine numérique, en expliquant que « le port numérique, qui occupera une partie de l’espace reconstruit de l’esplanade, devra être le lieu de tous les possibles, où les technologies modernes seront mises au service de la vie citoyenne et du projet de ville intelligente. » Aujourd’hui, vous annoncez un NID, où se côtoieront le Pavillon de l’aménagement urbain, actuellement situé à l’Hôtel de ville et qui est une véritable vitrine des chantiers de la majorité communale, mais aussi un espace polyvalent d’expositions et de réunions et une cafétéria.

Lors de notre voyage d’étude à Lyon en début de semaine, les responsables du projet français « Tubà » nous ont expliqué qu’ils ont dû supprimer l’espace horeca, car il induisait une confusion auprès des usagers sur l’objectif du lieu. Comptez-vous analyser à nouveau le projet sur la base de cette expérience lyonnaise ?

Le volet du développement numérique doit être, plus que jamais, au cœur des enjeux des politiques publiques. Dans une ville Capitale et smartcity, il doit occuper la place centrale qu’il mérite dans ce beau projet qu’est la Confluence.

L’idée d’implanter le pavillon de l’aménagement urbain au Grognonne risque-t-elle pas de restreindre l’activité de créativité numérique à des questions limitées strictement à l’aménagement du territoire (c’est-à-dire des enjeux strictement locaux) plutôt qu’encourager des initiatives innovantes et créatives sur tous les aspects du vivre ensemble ?

Vous annoncez un espace d’expositions, et sur ce volet, je vous rejoins mais vous invite à ce qu’il soit plus que ça. Ce bel endroit, accessible facilement par les touristes et citoyens, pourrait être un lieu riche avec des expositions permanentes et temporaires traçant l’histoire de notre ville au fil de son évolution, de ses constructions et de ses mutations, avec toute la créativité de moyens modernes des technologies de l’information et de la communication, des datas, et pourquoi pas en collaboration avec les hautes écoles et universités.

Certains citoyens se sont exprimés sur le sujet et ont proposé, par exemple, d’y réunir l’œuvre de Franz Kegeljan, qu’il a léguée à la ville de Namur à la condition, jusqu’ici non respectée, qu’elle soit réunie en un seul lieu accessible aux Namurois. Pourquoi pas également, profiter de cet espace pour y présenter les plans relief de la ville ? Ou encore organiser des expositions temporaires, comme la rétrospective des photos de presse namuroise ?

Notre ville regorge d’œuvres importantes qui sont le témoin de notre histoire. A défaut d’avoir un port numérique au berceau de Namur, faisons-en une vitrine vivante de notre patrimoine culturel matériel et immatériel !