"Le PS, c’est ma famille politique et j’en suis fière !" Retour à la liste

"Le PS, c’est ma famille politique et j’en suis fière !"

Discours du 1er mai à Philippeville. Clliquez ICI pour les photos

Chers camarades,

Que c’est plaisant de se retrouver entre nous pour notre fête.

Dans cette période d'incertitudes, manichéenne, c’est une immense bouffée d’oxygène !

C’est aussi le cas au Gouvernement wallon. J’ai le plaisir de compter sur Pierre-Yves à mes côtés.

Je le salue chaleureusement et le félicite pour son parcours, son accession à cette trépidante fonction et …. Pour sa première intervention en cette qualité à l’occasion du 1er mai.

Le PS, c’est ma famille politique et j’en suis fière !

Même si parfois, au sein d’une famille, tout n’est pas toujours rose.

La crise que nous vivons depuis quelques mois a abouti à un geste fort du Parti.

Il est rare que des mandataires élus soient exclus.

Je ne vais pas revenir sur les mesures du Gouvernement wallon, portées et présentées par Pierre-Yves.

Oui, il est possible de prendre des décisions sur l’éthique.

Non, l’impunité n’a pas sa place en politique.

Le Parti Socialiste doit, comme tous les autres partis, entendre les besoins de changement qui émergent des courants et des opinions actuelles.  

Mes amis, nous sommes dans des temps, des moments, de regroupement, de rassemblement, aléatoires, ponctuels, voire éphémères.

Et ce, souvent en dehors des structures classiques des partis.

L’actualité française nous le rappelle encore.

Notre parti doit sentir ces mouvements.

Les sympathisants, les militants, les citoyens attendent une vision pour le futur, un espoir et une ouverture.

Cessons de contempler nos nombrils.

C’est regarder loin devant que l’on attend de nous !

Le monde évolue et la société change, mais il est de notre responsabilité, nous, femmes et hommes de gauche, progressistes, de faire cohabiter ces changements avec nos aspirations, immuables et inaltérables, que sont la solidarité et la justice!

Il faut saisir les opportunités de mutation, les remises en question des appareils pour débloquer les modèles, les ouvrir, penser autrement !

C’est la constance de nos valeurs qui doit nous conduire à nous adapter aux nouveaux défis.

Voyez l’Europe, le Royaume Uni, les élections qui vont s’y dérouler en juin.

Le Brexit ? : on peut le vivre comme un drame, ou comme l’opportunité de construire une Europe plus sociale, plus équitable fiscalement, dont les Anglais n’ont jamais voulu et ont toujours empêché par leur véto !

Soit on arrive à réformer sans démagogie, sans invectives, soit le politique recule, et avec lui l’action collective.

L’équation est simple : conservateurs + populisme = crise.

Malheureusement, quand je vois les va-t-en guerre qui administrent le monde, de Trump à Poutine en passant par Erdogan, ça ne vole pas haut !

Quand je vois la France se replier comme un accordéon sans aucun souffle,  ça sonne faux.

En Belgique, au fédéral, quand un Charles Michel  détricote  : toute la sécurité sociale, les pensions, et plonge le monde ouvrier, la classe moyenne, les travailleurs dans leur ensemble, dans la précarité, le désarroi et la soumission aux seules règles du marché, aux restrictions, au coût de la vie, je dis non !

Avec les amis syndicalistes, sympathisants de nos causes, le combat est commun, les idées proches !

Avec les amis Mutualistes aussi, c’est le combat pour la santé de tous , pour l’égalité de l’accès aux soins de santé et pour la solidarité !

Heureusement, le PS est au pouvoir à la Région, et dans certaines communes, il peut encore infléchir les choses, et c’est précieux : chaque semaine, au Gouvernement wallon, le PS donne de sa voix pour que les décisions aillent dans le sens de nos engagements et de nos valeurs.

Et je suis sûre, chers Bourgmestres, qu’il en va de même pour vous dans vos communes : Jean-Marc bien sûr, à Viroinval ; Raymond, à Couvin, Jean-Charles, à Sambreville, les Claude, d’Hastières et d’Andenne, Yvan, à Houyet, Christine, évidemment, à Walcourt.

Ils sont parmi les acteurs et les équipes qui iront à la rencontre des citoyens en 2018.

Car 2018, ce sont les élections communales. 2019, les élections européennes, régionales et fédérales.

Ces élections ont déjà commencé entre les lignes :

voyez le rabibochage du couple NVA-CD&V

… avec le VLD pour tenir la chandelle

… et le MR dans le rôle de minorité d'appoint !

Quel mauvais Vaudeville !

Et quand je vois d’un autre côté l’extrême gauche alimenter la frustration, et se déployer comme un paon si rougeoyant dans la communication tous azimuts.

Au Parlement wallon, on n'entend guère la voix de leur élus !

Pas une proposition, pas un décret, pas une argumentation, non, des presse-boutons – uniquement le bouton  « non » – et surtout celui de leur smartphone ! 

Si c’est ça le futur de la Wallonie, alors je dis non aussi !

Chers camarades, seul le PS propose un espoir crédible de changement positif, progressiste.

Pas de rupture d’un grand soir impossible, mais du changement tous les matins au réveil !

Des améliorations concrètes en termes de formation, d’emploi, de mobilité, d’action sociale, de sécurité, de logement, de santé, d'égalité des chances, de petite enfance, de solutions face aux dépendances.

On peut le construire, en tenant compte de l’évolution du monde, en s’adaptant aux besoins accrus des plus démunis , des moins représentés, tentés par la bête immonde, en retournant à nos sources (le terrain, le terrain, le terrain) et à nos valeurs, ces derniers temps si souvent malmenées.

Chers camarades, soyons fiers de ce que nous incarnons et repartons au combat, à la conquête de nouveaux mondes :

il faut réduire le temps de travail, permettre au filet de sécurité sociale de se retisser, de se reconstruire. La robotisation, l'ubérisation doit nous conduire à repenser l'organisation du travail.

Pour ma part, dans mes compétences, pour nos concitoyens, je veux au minimum  :

-          Un emploi pour chaque jeune ; (Contrat d’Insertion)

-          Plus de formations en entreprise (Alternance)

-          Plus de formations aux métiers en pénurie. (Technobel, Lego)

-          Une préparation aux métiers de demain. (Lego)

-          Une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et la vie privé / familiale. (SPW)

-          Toujours cette volonté de redéployer l’économie, d’augmenter le taux d’emploi et d’accroître le pouvoir d’achat ! (Plan Marshall)

Est-ce faisable, est-ce finançable ? Oui ! 

Ce n’est pas une question budgétaire,

c’est une question de volonté politique !

Nous sommes en capacité de rebondir, de repartir vers le succès.

Nous sommes capables de réveiller les flammes et les envies.

Ayons de l'ambition pour notre région.

Nous n'avons rien de plus à attendre d'un tel gouvernement fédéral ! Je voudrais qu'en Wallonie l'exigence légitime d'un emploi, d'un niveau de vie décent soit la norme et que l'accès aux soins de santé ne soit pas conditionné par le niveau des revenus !

Nous pouvons dissiper les doutes, les craintes, les excès.

Nous devons titiller cette substantielle envie d’améliorer le monde et la vie de nos concitoyens. Portons nos valeurs la tête haute, le regard assuré et le cœur plein d'espoir.

Il nous reste quelques mois à battre et rebattre le pavé, à réinventer la militance, et à convaincre !

À convaincre, à expliquer que la facilité n’a jamais été une solution.

À se serrer les coudes pour pouvoir avancer en rangs serrés.

Soyons fiers d'être socialistes, avec cet idéal chevillé au corps !

Vous comptez sur nous !

Vous avez bien raison.

De mon côté, je compte sur vous !

Et là,  j’ai bien raison.

Vive le 1er mai, plus que jamais vive la fête du Travail et de la solidarité !!!

Eliane TILLIEUX