Alimentation

Trois préoccupations fortes :

 

• Garantir une alimentation saine, équilibrée et savoureuse à un prix accessible à tous grâce à la mise en œuvre d’une véritable politique de l’alimentation, du champ à l’assiette, de l’agriculteur au consommateur

 

• Développer les circuits agroalimentaires courts

 

• Interdire l’usage des pesticides qui présentent un risque pour la santé ou pour l’environnement

 

Une allergie, un taux de cholestérol trop élevé, un reportage télévisé sur les pesticides, la difficulté de boucler la fin de mois, une exposition sur l’alimentation de demain, une question sur la provenance des aliments, l’envie de manger sainement…

 

L’alimentation est une préoccupation quotidienne pour chacun d’entre nous.

 

Ces dernières années ont montré combien le secteur alimentaire souffrait des conséquences du libéralisme et du modèle agro-industriel guidé uniquement par le profit.

 

En réalité, notre système alimentaire mène à une impasse économique, de santé publique et environnementale.

 

D’une part, les petits agriculteurs peinent à survivre face aux géants de l’industrie agroalimentaire et au secteur de la distribution : crises récurrentes du lait, chute du cours de certains fruits et légumes, etc. Ils sont aussi touchés par les évolutions climatiques : intempéries, sécheresses, etc.

 

D’autre part, notre système alimentaire délivre de la nourriture à faible coût financier mais à un coût élevé pour la santé humaine.

 

La protection du consommateur et la sécurité alimentaire sont régulièrement mises à mal. Le nombre de scandales alimentaires augmente d’année en année.

 

Citons parmi les plus récents les œufs contaminés au fipronil, la viande périmée de Veviba ou encore les lasagnes contenant de la viande de cheval.

 

Pire, le système alimentaire mondial contribue à l’augmentation des maladies chroniques (obésité, diabète, etc.) dans le monde entier, et plus particulièrement chez les citoyens les moins riches, et menace la durabilité des systèmes de santé.

 

Enfin, l’industrialisation et la mondialisation du système alimentaire exercent de fortes pressions sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, destruction et pollution des sols, pollution des eaux, etc.

 

Notre système alimentaire n’assure pas un accès de tous à une alimentation de proximité, payable par chacun, de qualité, diététiquement suffisante et équilibrée, respectueuse des travailleurs, de l’environnement et du bien-être animal.

 

Pour les socialistes, il est essentiel de mettre en œuvre une véritable politique de l’alimentation, du champ à l’assiette, de l’agriculteur au consommateur.

 

C’est à la fois au niveau belge mais aussi et surtout au niveau européen qu’il faut agir. Développer un autre modèle alimentaire englobant les diverses étapes de la chaîne 131 de production (agriculteurs, intermédiaires, consommateurs) est nécessaire pour préserver notre santé et celle de nos enfants.

 

Ce changement est aussi indispensable pour améliorer les conditions de travail et les rémunérations des travailleurs de la chaîne alimentaire et pour préserver l’environnement. Promouvoir une alimentation de qualité, la rendre accessible à tous et faciliter un bon équilibre nutritionnel doivent venir compléter ce nouveau modèle.