Les défis de l'enseignement en ce début de XXIème siècle

Au moins huit axes prioritaires...

 

L’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur à tous les publics​

 

Un financement public de l’enseignement supérieur à la hauteur de ses besoins

 

Une véritable gratuité scolaire dans les faits

 

Une meilleure transition entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur

 

Un rapprochement des acteurs de l’enseignement supérieur pour améliorer l’offre

d’enseignement et les collaborations entre les institutions

 

Une valorisation de l’investissement social des étudiants

 

Un accompagnement permanent de l’élève pour éviter le décrochage scolaire et le redoublement

 

Le renforcement des mécanismes de formation tout au long de la vie et de la valorisation des acquis de l’expérience

 

Pour les socialistes, l’école est fondamentale.

 

L’école doit élever chaque élève, chaque étudiant au maximum de ses capacités et garantir un socle de connaissances commun.

 

Elle doit lui offrir le meilleur des apprentissages.

 

Elle doit lui permettre de s’épanouir dans la société, de s’émanciper et de devenir un citoyen ou une citoyenne du monde.

 

Pourtant, en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), l’école ne joue pas pleinement le rôle d’ascenseur social qui devrait être le sien.

 

Souvent, l’origine socioéconomique influence fortement les résultats et le parcours scolaire des enfants.

 

L’école reproduit les inégalités, voire les amplifie, plutôt que de les combattre.

 

Le pourcentage d’élèves qui n’atteignent pas les niveaux de compétences requis et ne possèdent pas les savoirs jugés indispensables pour s’insérer dans la société est trop important.

 

Notre système d’enseignement doit être réformé en profondeur : il démontre actuellement qu’il est trop sélectif, qu’il participe à une hiérarchisation des filières d’enseignement dont certaines, notamment l’enseignement qualifiant, sont perçues comme des filières de relégation.

 

Cette situation s’explique notamment par l’existence d’un « marché scolaire » qui s’est peu à peu développé en FWB.

 

Marché scolaire en raison de la multiplicité des acteurs (plusieurs réseaux et pouvoirs organisateurs).

 

Marché scolaire aussi en raison des spécificités de notre enseignement, notamment un recours massif au redoublement et un parcours différencié précoce (l’élève est amené à choisir très tôt sa voie, au travers d’options ou d’orientations entre l’enseignement général, technique ou professionnel).

 

Cette réalité traduit une certaine logique libérale de compétition et de hiérarchie entre élèves.