Présidente de la Chambre des Représentants, 100 jours déjà !

Dernière mise à jour : janv. 21



100 jours se sont écoulés depuis ma désignation, l’occasion pour moi de vous présenter le travail accompli à la tête de la Chambre des Représentants, avec l’appui des femmes et des hommes qui la composent ! La Chambre, cette institution essentielle pour notre pays et composée de 150 députés fédéraux, est présidée pour la première fois depuis 190 ans, par une femme ! C’est pour moi une fierté, mais avant tout un devoir. Le devoir de permettre à chaque collègue, à chaque groupe politique, mais également à chaque citoyen et citoyenne de s’exprimer au sein de la Maison de la Démocratie de notre pays ! Le devoir également de lancer de nouvelles initiatives concrètes, un nouveau dynamisme, des chantiers porteurs de sens, essentiels pour moi.


Une Chambre plus participative


Le Parlement doit évoluer et être modernisé pour être une véritable Maison de la Démocratie participative.


Modernisation du droit de pétition


Une des premières avancées durant ces 3 premiers mois a été la modernisation du droit de pétition à travers la plateforme « MyOpinion ».


La plateforme Pétitions de la Chambre permet désormais à tout citoyen, âgé de 16 ans minimum, d’introduire facilement une pétition en ligne. Une fois les signatures nécessaires rassemblées, le citoyen pourra être entendu en commission parlementaire ! C’est un véritable droit d’initiative citoyenne qui se met concrètement en place via les canaux de communication modernes. Il était impératif de faciliter l’accès de notre institution au plus grand nombre et d’impliquer davantage les citoyens dans le processus de décision politique.


Le Parlement facilite l’accès aux débats pour les personnes sourdes et malentendantes


Être plus participatif, c’est aussi faciliter l’accès de toutes et tous aux travaux parlementaires, en ce compris les personnes sourdes et malentendantes . Avec les services de la Chambre, j’ai proposé une interprétation des questions d’actualité en séance plénière en langue des signes, à la fois en néerlandais et en français.


A plusieurs reprises, j’ai rencontré les réseaux d’associations actives pour les personnes sourdes et malentendantes afin d’identifier leurs besoins. Le dispositif devrait être déjà opérationnel durant le courant de ce premier trimestre.


Une Chambre solidaire


En cette période de crise, la Chambre a également exprimé sa solidarité vis-à-vis des familles qui vivent des moments extrêmement difficiles. La solidarité s’est organisée autour de plusieurs collectes de vivres, de jouets et de vêtements afin d’améliorer leur quotidien. Cette opération a été menée en décembre 2020 pour la première fois et a permis de récolter près de 300 kg de produits alimentaires et un nombre considérable de jouets. Une opération de solidarité que j’entends bien rendre pérenne.


Une meilleure communication


La recherche de plus d’efficience passe par une attention portée à l’égard des besoins du personnel et par une meilleure synergie et communication entre les institutions.


De manière générale, la communication de la Chambre a été améliorée afin d’être plus moderne et didactique. Une identité claire et uniforme a été définie, et les réseaux sociaux sont pleinement activés afin de rapprocher les citoyens et citoyennes de ses actualités politiques.


Par ailleurs, la Présidente du Sénat, Stéphanie D'Hose, et moi-même veillons en bonne intelligence à une entente et une meilleure collaboration entre nos deux assemblées. C’est avec dynamisme et détermination que nous souhaitons ensemble améliorer et faciliter l’administration du Parlement fédéral.


Une Chambre plus ouverte


La Belgique exercera la Présidence tournante du Conseil européen lors du premier semestre 2024. Il s’agira d’un moment politique essentiel pour notre pays. Il me tient à cœur que la Chambre soit associée dès à présent à la préparation de cette Présidence. La Chambre, avec les citoyens et citoyennes, doit être une force de propositions pour construire l’Europe de demain !


De multitudes rencontres

Dans ce cadre, j’ai eu l’honneur de recevoir récemment l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Belgique, Monsieur Martin Kotthaus. Alors que l’Allemagne exerçait jusqu’à la fin de l’année passée la présidence du Conseil de l’Union européenne, j’ai eu l’opportunité d’aborder avec lui les préparatifs d’une telle présidence. Les dossiers européens doivent battre plus fort au sein de la Chambre alors que Bruxelles est la capitale de l’Union Européenne.


Une rencontre avec le Haut représentant de l’Union Européenne est également en préparation.


Renforcer les débats européens au Parlement


Ma volonté est plus largement d’accentuer la présence des thématiques européennes au sein de la Chambre, tant dans les débats que dans le suivi des dossiers en négociation au sein du Conseil, de la Commission et évidemment du Parlement européen. Pour cette raison, j’ai réuni à plusieurs reprises le Comité d’avis en charge des Questions européennes et je le

réunirai systématiquement avant et après chaque Conseil européen, pour entendre le Premier ministre sur les orientations prises par notre pays.


Une Chambre plus durable


Pour lutter contre le réchauffement climatique, nous avons toutes et tous un rôle essentiel à jouer. Je compte amplifier les initiatives déjà prises en collaboration avec les services vers un parlement plus durable et respectueux de son environnement.


La durabilité doit être au cœur de toutes les décisions de fonctionnement prises par le Parlement fédéral :


- Recours aux produits locaux, équitables et fairtrade,

- Mise en avant des produits belges,

- Limitation drastique des déchets,

- Création d’espaces arborés dans les cours,

- Économie d’énergie et des ressources.


Je continuerai à vous tenir au courant de l’avancée de ces dossiers et de l’ensemble de mon

activité politique au Parlement fédéral et à Namur. Hâte de relever encore les manches pour aborder les 100 prochains jours et les trois prochaines années !