2019, année de changements

2019, année de bouleversement ! Fait marquant, le PS se dote d’un nouveau président.

Nos élections internes ont porté Paul Magnette à la présidence de notre parti en octobre dernier, en remplacement d’Elio Di Rupo qui, au gré des tempêtes et des orages, a consacré 20 années de sa vie politique à la tête du PS. Une page se tourne, toutes nos félicitations à Elio et Paul pour cette formidable transition et leur investissement sans faille pour porter haut nos valeurs de solidarité et de justice sociale.


C’est un fait, l’année écoulée s’est révélée riche en émotions. En mai dernier, les citoyennes et citoyens ont été invités aux urnes pour s’exprimer sur l’avenir politique de l’Europe, de notre pays et de notre région.


Nous n’avons pas été épargnés, la campagne menée a une nouvelle fois été rude et parsemée d’embuches mais le scrutin a livré son heureux verdict : le PS sort premier des urnes, confirmant sa position de première force politique en province de Namur, en Wallonie et à Bruxelles.


Rapidement, un gouvernement, emmené par Elio Di Rupo, a pu être mis sur pied en Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles rassemblant les Socialistes, les Ecologistes et les Libéraux. Dans les grandes lignes, la feuille de route de la coalition arc-en-ciel prévoit de réduire drastiquement la pauvreté et d’offrir à chaque citoyen.ne wallon.ne une vie décente, de faire de la Wallonie une région exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de permettre à la région de se hisser parmi les régions en reconversion industrielle les plus performantes d’Europe.


Au cœur de la politique régionale en matière d’emploi, le maintien du volume et du financement des APE, la pérennisation des centres d’insertion socio-professionnelle, le zéro sexisme, les métiers en pénurie, la R&D, le numérique et une augmentation du taux d’emploi de 5% en 5 ans !


Aux côtés du Ministre-Président, je suis heureuse de voir deux jeunes figures PS proches : Pierre-Yves Dermagne, Ministre des pouvoirs locaux et du logement et Christie Morreale, Ministre de l’emploi, de la formation, de la santé, de l’action sociale, de l’égalité des chances et des droits des femmes.


Au fédéral, la formation d’un gouvernement se révèle plus compliquée, les résultats électoraux sont diamétralement différents en Flandre, plutôt à droite, et en Wallonie, plutôt à gauche. Les informateurs se succèdent au Palais royal sans pouvoir toutefois aboutir à former un socle de partis unis pour négocier un projet de société pour les 5 ans à venir dans notre pays.


Je voudrais saluer ici le travail d’ampleur, responsable et sérieux, réalisé par Paul Magnette comme informateur.


Dans un contexte budgétaire difficile, il a révélé sa nature optimiste et opté pour la voie de la transparence. Il a changé de méthode en commençant par définir les défis et les quatre ou cinq priorités partagées par tous pour tenter d’avancer dans sa mission confiée par le Roi. Reprenant les mots de Lao Tseu, Paul a déclaré : « Celui qui n’essaie pas, ne se trompe qu’une fois. »


A titre plus personnel, grâce à vous, je siège désormais au Parlement fédéral. Une page se tourne comme Députée wallonne, je découvre maintenant le Palais de la Nation. Toujours profondément attachée à ma ville et à ma région, je poursuis mon travail parlementaire dans les compétences qui me tiennent à cœur, notamment comme Vice-Présidente de la Commission santé publique.


Avec énergie, je concentre mon activité sur plusieurs dossiers phares dont le budget des soins de santé, plus de moyens pour les blouses blanches, l’accessibilité financière des médicaments, les pénuries, l’euthanasie, et surtout la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse.


Plus que jamais, dans un contexte de montée des extrémismes, les préoccupations citoyennes restent au centre de mon engagement, pour améliorer le quotidien de chacune et chacun, pour un avenir plus solidaire et serein.