Hommage aux victimes des inondations en Belgique lors de la Séance plénière du jeudi 23 septembre





Cher(e)s collègues,

Les images des inondations qui ont frappé notre pays depuis le 14 juillet sont encore bien présentes dans nos esprits. Des torrents de boue qui envahissent les rues et les maisons, des vagues qui déferlent en emportant tout au passage. Des écoles dévastées.

Trente-huit morts, une personne encore portée disparue et deux cent deux communes touchées. Des milliers de victimes, dont beaucoup se retrouvent sans domicile. Tel est le bilan d’une des pires catastrophes naturelles de l'histoire de la Belgique. Sans parler des immenses dégâts causés aux infrastructures et aux bâtiments publics, aux bâtiments industriels et commerciaux. Sans compter le traitement des déchets, la reconstruction et les ressources financières que tout cela nécessitera.

Les mots sont insuffisants pour décrire la détresse matérielle mais surtout humaine liée à cette catastrophe. Une catastrophe qui a également frappé de plein fouet les Pays-Bas et l'Allemagne : l'eau ne connaît pas de frontières et le changement climatique non plus.

Nous avons également pu observer des signes extrêmement réconfortants.

Tout d'abord, il y a eu l'engagement sans limite des services d'urgence et publics et de l'armée : pendant des jours et des jours, ils ont accompli un travail titanesque pour soulager les plus démunis. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ils méritent notre respect et notre gratitude.

Il y a eu aussi la vague de solidarité venue des quatre coins du pays. Des hommes et des femmes ont spontanément offert un abri à leurs concitoyens qui avaient tout perdu, ou ont aidé à déblayer et à nettoyer les lieux. La Croix-Rouge a reçu des dons de particuliers et d'entreprises. Plusieurs pays européens ont également apporté leur aide, par le biais du mécanisme de protection civile de l'Union européenne.

Il appartient aux responsables politiques de répondre aux urgences mais aussi d’évaluer les lacunes éventuelles et surtout d’y répondre par des actions concrètes et concertées.

Il revient évidemment de trouver des pistes vers une solution durable au réchauffement climatique et à la crise environnementale. Et cela n'est possible que par une coopération maximale au-delà des niveaux de pouvoir et des frontières. En tant que représentants de nos citoyens, nous avons le devoir de continuer à œuvrer pour cette coopération, afin que de telles catastrophes nous soient épargnées à l'avenir.

Cher(e)s collègues,

En hommage aux victimes des inondations, je vous demande d'observer une minute de silence.