Je reste profondément attachée à ma ville, Namur


Ma nouvelle fonction de Présidente de la Chambre des Représentants est un réel challenge qui implique une charge de travail à la hauteur des responsabilités.


C’est pourquoi, après 8 années à la tête du groupe des élus socialistes namurois, j’ai proposé de passer le relais. Fabian Martin préside donc, depuis 100 jours, le groupe PS namurois dans une dynamique renouvelée, porteuse d’ambition pour l’avenir. Je reste toutefois conseillère communale, profondément attachée à ma ville, attentive et soucieuse d’aider celles et ceux qui en ont le plus besoin, pour un avenir plus juste, solidaire et durable.


Mardi prochain, le 26 janvier, aura lieu la prochaine séance du conseil communal. J’ai décidé de déposer une question écrite sur la numérisation et la digitalisation des services bancaires, question qui soulève une réelle problématique.


En effet, les agences bancaires de nos villes et villages ferment progressivement, entraînant avec elles une réduction du nombre de distributeurs de billets. Le développement et l’utilisation des applications mobiles et en ligne sont en grande partie à l’origine de cette déshumanisation des services bancaires.


La numérisation toujours plus rapide creuse davantage le fossé de la fracture numérique. Nombreux sont celles et ceux qui se sentent dépassés par cette évolution. Il s’agit non seulement de personnes âgées pour qui la digitalisation des services bancaires est synonyme de difficultés au quotidien, également les personnes plus précarisées qui n’ont pas toujours les moyens d’acheter le matériel informatique nécessaire et adéquat. Effectuer un paiement ou encore retirer de l’argent devient parfois un vrai parcours du combattant.


Namur n’échappe pas à la règle. Deux agences fermeront prochainement leurs portes à Jambes. En avril, les activités de l’agence Belfius, installée avenue Gouverneur Bovesse, seront transférées vers les agences de Namur-Erpent et de la place d’Armes. L’agence Fortis, située avenue Materne, quittera également Jambes et sera regroupée avec celle de Namur. Une promesse de maintien des distributeurs est néanmoins assurée mais il n’est que temporaire.


Ma question écrite posait donc les questions suivantes : Combien d’agences bancaires et de distributeurs sont présents sur le territoire namurois ? La Ville a-t-elle réfléchi à une manière de diminuer au maximum l’impact de cette fracture numérique ? Il serait en effet inacceptable, au nom de la rentabilité, que toute une catégorie de la population soit lésée.


Je continuerai à me battre pour qu’à Namur, et partout ailleurs, l’accès de toutes et tous aux services bancaires soit assuré sans conditions, et certainement pas pour des raisons économiques.