Journée du 8 mars : Appel à l’Union Européenne à ratifier la Convention d’Istanbul



En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la Présidente du Sénat, Stéphanie D’Hose et La Présidente de la Chambre des Représentants, Éliane Tillieux, appellent l’Union Européenne [en tant qu’entité juridique] à ratifier la Convention d’Istanbul.

Un courrier qu’elles signent conjointement est adressé ce jour à l’ensemble des Président.e.s des Parlement nationaux et à la Présidente du Parlement européen pour les inviter à plaider chacun sans délai auprès de leur propre gouvernement à la ratification de la Convention. Pour partie des États membres, il s’agit d’une ratification encore à intervenir au plan national. Pour tous, il s’agit aussi de plaider la ratification par l’Union européenne.

Pour rappel, six États membres de l’Union Européenne doivent encore ratifier ce traité international global sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes, adopté par le Conseil de l’Europe en 2011 et signé par l’UE en 2017. Les pays concernés sont : Bulgarie, Tchéquie, Hongrie, Lettonie, Lituanie et Slovaquie.


Stephanie D’Hose, Présidente du Sénat, dit : « Pendant la pandémie, nous avons constaté une augmentation de la violence contre les femmes, en particulier la violence domestique. Maintenant qu'il y a une véritable situation de guerre sur le continent européen pour la première fois depuis des décennies, le risque de violence à l'égard des femmes ne fait qu'augmenter. La Convention d'Istanbul propose aux parlements nationaux des mesures concrètes pour combattre cette violence. J'ai déjà fait réaliser des traductions du manuel accompagnant la Convention pour notre pays, mais il est extrêmement important que nous nous attaquions à ce problème au niveau international. Notre appel aujourd'hui est clair : travaillons ensemble pour que la violence à l'égard des femmes soit de l’histoire ancienne ».


« Cet acte s’inscrit dans la dynamique de lutte contre toutes les violences à l’égard des femmes et est beaucoup plus que symbolique. Il s’inscrit également, et encore plus en ces temps de guerre, dans les valeurs fondamentales de l’Europe. La convention d’Istanbul, c’est garantir la protection de toutes les femmes et les filles sans discrimination et lutter contre toutes les formes de stéréotypes. C’est un instrument de défense des droits humains. La Belgique a souvent été pionnière en la matière, nous devons absolument le rester et montrer l’exemple dans les actions de la Chambre .», explique Éliane Tillieux, Présidente de la Chambre des Représentants.