Journée mondiale de la Santé


La Journée mondiale de la santé est l’occasion de pointer, une fois encore, la persistance des inégalités de santé.


Les mesures prises dans le contexte inédit de la pandémie ont été ressenties de manière très différentes selon notre âge, nos conditions de vie, notre accès aux soins et à l’information.


Face à ces disparités, 4 priorités doivent être poursuivies.



1. L’accès aux soins de santé de qualité doit être garanti à tout le monde


Et ce grâce à une sécurité sociale forte et un financement plus ciblé, afin de lever les obstacles à l’accessibilité des services de santé.

2. Soutenir les groupes les plus vulnérables et les personnes fragilisées

Nous sommes tous et toutes susceptibles d’être confronté.e.s à des soucis de santé. Se soigner est incontestablement plus difficile pour les personnes vulnérables en raison d’une situation de précarité, de chômage ou d’exclusion. En Fédération Wallonie Bruxelles, 4 personnes sur 10 renoncent à des soins de santé pour des raisons financières [1] ! Les dépenses en soins de santé ne devraient pas mettre les ménages en difficulté. A cet égard, très concrètement, j’ai déposé une proposition de loi à la Chambre des représentants. La proposition doit encore être examinée. Elle vise la prise en charge complète par l’Assurance Obligatoire soins de santé et indemnités des visites et consultations de médecine générale, des soins dentaires préventifs, conservateurs et réparateurs ainsi que des soins psychologiques et psychothérapeutiques.


Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement prend également des mesures urgentes pour réduire structurellement les inégalités et permettre un accès aux services de première nécessité. Les efforts se poursuivent en ce sens au service de la population.


3. L’importance d’une solidarité européenne

L'expérience acquise à travers la pandémie actuelle montre que la coordination et la coopération au niveau européen est essentielle. La pandémie est un problème à la fois européen et mondial qui ne peut être résolu que si nous travaillons ensemble. Nous devons être mieux équipés pour prévenir, préparer et gérer les crises sanitaires. Seule une union des Etats plus forte, avec tous les avantages sociétaux et économiques qui en découlent, permettra d'être à la hauteur de la tâche.


Pour éviter la saturation des soins, l’Europe a démontré son importance, notamment lors des initiatives de soins transfrontaliers qui ont permis d’alléger la pression ressentie dans les hôpitaux. Le développement d’une coopération plus solide sera tout bénéfice pour les patients.


4. Le vaccin, un bien public mondial

Comme l’a précisé en commission parlementaire Madame Meryame Kitir, Ministre de la Coopération au développement, la Belgique est en faveur du don du vaccin aux pays à revenu faible et intermédiaire dans le cadre de la solidarité internationale. Notre pays s’inscrit dans la démarche européenne à cet égard et est favorable à ce que le vaccin contre la Covid-19 devienne un bien public mondial. Notre pays plaide aussi en faveur d’un accès équitable aux technologies médicales dans la lutte contre la COVID-19 partout dans le monde.


Le 17 février dernier, j’ai eu le plaisir de participer à une conférence internationale organisée conjointement par la Banque Mondiale et le FMI sur ce thème (Virtual Parliamentary Briefing on supporting countries in delivering the COVID-19 Vaccine - Réunion parlementaire virtuelle sur le soutien aux pays pour la distribution de vaccin COVID-19). La pandémie appelle à une réponse mondiale et le partage des expériences et difficultés rencontrées par différents pays ouvre des réflexions sur la maîtrise de la gestion d’une crise d’une telle ampleur.


Apprenons de cette pandémie pour améliorer le système de santé de demain!



[1] Baromètre annuel sur la confiance et le bien-être (Solidaris, 2019)