La fin du sans-abrisme à Namur, au plus vite


Le groupe PS au conseil communal de la Ville de Namur a été fort choqué par le décès dramatique le 11 janvier dernier d’un sans-abri, Vincent, à proximité de la gare de Namur.


Nous avons une pensée émue pour cette personne et ses proches.


Cet évènement tragique nous oblige à nous questionner quant aux engagements que nous avions pris à l’unanimité, lors du Conseil communal du 21 avril 2021, pour mettre fin au sans-abrisme à Namur.


La signature de cette « Charte communale pour la fin du sans-abrisme » formalisait l’engagement de la ville de Namur dans la durée et l’intensification des partenariats et actions avec les acteurs namurois du logement et du secteur de la grande précarité.


L’objectif était inscrit à l’horizon 2030.


Mais la situation dramatique que l’on vient de connaître doit retenir toute notre attention et nous impose de mobiliser les moyens nécessaires à l’accélération du travail vers l’atteinte de cet objectif, en positionnant le logement comme un droit fondamental.


Différentes pistes de solution sont à déployer.


Prioritairement en intensifiant le dispositif « Housing first », dispositif qui propose un accès immédiat au logement à des personnes sans domicile et qui, en plus de sortir ces personnes de la rue, assure la mise en place d’outils qui leur permettront de rebondir et de retrouver une place digne dans la société. Il est bon à rappeler que ce dispositif a été initié par la ville de Namur grâce à la collaboration du Relais Social Urbain Namurois et la société de logement le Foyer Jambois dont notre chef de groupe Fabian Martin était président à l’époque.


Par ailleurs, en se saisissant de tous les outils permettant à ces personnes d’accéder à un logement structurel, comme notamment les nouveaux outils régionaux visant à enrayer les phénomènes de logements inoccupés ou encore de spéculations immobilières.


Ensuite, en imaginant et organisant des actions pilotes de type « propriétaires solidaires ».


Enfin, en améliorant le fonctionnement de l’abri de nuit selon un modèle proposant des conditions de vie plus dignes. L’exemple de pays voisins (accessibilité, chambre individuelle, sécurisation des lieux, …) nous aiderait fort probablement à évoluer.


Pour conclure, nous avons une attention toute particulière envers les équipes de terrain qui agissent au quotidien auprès des personnes les plus fragilisées, qu’elles relèvent de la Ville, du CPAS, du Relais Social Urbain Namurois, voire d’autres structures associatives. Nous leur apportons tout notre soutien.