Le Futur Est Femme : échange avec Annick Castiaux, première rectrice de Wallonie



Le vendredi 11 mars, j’ai lancé un cycle de rencontres avec des femmes entrepreneures, héroïnes du quotidien, responsables d’institution publique ou d’organisme privé. Depuis 2 ans, en raison de la crise sanitaire et son lot de mesures de restriction de nos libertés, les contacts ont été extrêmement réduits et je ressens avec force le besoin d’élargir l’horizon, de pouvoir à nouveau échanger et dialoguer largement pour mieux appréhender les situations de vie, en particulier celles vécues par les femmes.


Souvent les discriminations subsistent, sournoisement, sans vraiment que nous en prenions pleinement conscience. Ces femmes ont-elles pu ressentir ces écueils au cours de leur enfance ou adolescence ? Ont-elles vécu des situations où les clichés sexistes ont freiné ou carrément bloqué leur évolution ? Ou simplement ces stéréotypes ont-ils rendu certains moments au quotidien plus difficiles ? Qu’ont-elles pu mettre en place pour lever ces obstacles ? Dans leur univers professionnel, quel serait l'enjeu, le défi à relever, en matière d'égalité et d’équité ? Pouvons-nous y jouer un rôle et lequel ?


Voilà quelques-unes des questions que je souhaite poser à ces femmes d’aujourd’hui.




Pour initier ce cycle de rencontres, j’ai eu le plaisir de débattre à l’heure du petit déjeuner avec Annick Castiaux, première femme élue au rectorat de l’Université de Namur et première femme rectrice de Wallonie. Une primeur !


C’est sous un soleil matinal de printemps au sein de son bureau, fenêtre ouverture sur le nouveau bâtiment de la Faculté des sciences que nous nous sommes retrouvées.


Nous avons abordé les difficultés rencontrées par les femmes pour accéder à des postes de professeures, des postes de direction ou au sein même des organes de gestion de l’université.


En effet, m’explique la rectrice, les femmes continuent à être moins bien représentées dans toutes les catégories du personnel académique. C’est d’ailleurs au sein des professeur.e.s que leur sous-représentation est la plus flagrante. En effet, en 2020, le nombre de femmes professeures ordinaires à temps plein s'élevait à 23%.


Selon elle, même si les mentalités évoluent, la nécessité d’agir chaque jour pour une représentation équilibrée est toujours nécessaire.


Ainsi, depuis 2014, l’Université de Namur a pris l’initiative de réaliser un rapport sur le genre. Et depuis lors, c’est une véritable politique du genre que l’université a développée.


Ainsi l’université a produit un guide qui rassemble des recommandations pour une communication inclusive tant à l’écrit qu’à l’oral, ainsi qu’une brochure reprenant de manière pratique et pédagogique toutes les aides à la parentalité mises en œuvre par le législateur ou l’université pour une meilleure conciliation vie professionnelle – vie privée.


Des tables-rondes et des conférences sont organisées sur l'état de l'égalité des femmes et des hommes.


Le dernier Plan Genre a défini des priorités politiques et se voit décliné dans toutes les facettes du campus : recherche, enseignement, services et organes de décision.


La rectrice m’a également fait part de sa volonté de favoriser plus activement encore l’accès aux femmes dans les filières où elles sont peu représentées, comme l’informatique ou les sciences.


Pour plus d’informations sur la politique du genre à l’UNamur, n’hésitez pas à aller visiter leur site ici.


En conclusion, je remercie chaleureusement Annick Castiaux pour cet échange, que j’ai trouvé très enrichissant et qui me conforte dans l'idée de continuer mon combat pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes.


Restez connecté.e.s sur mes réseaux sociaux pour être tenu.e.s informé.e.s de la date de la prochaine rencontre.





#LeFuturEstFemme, qu’est-ce que c’est ?


Ces rencontres, c’est pour moi à la fois un retour sur le terrain qui m’est aussi cher que rare depuis le début de la crise sanitaire et mon accession à la Présidence, et l’opportunité de débattre avec des femmes inspirantes, de mettre en avant leur savoir-faire et de renforcer mon action dans lutte pour l’égalité homme-femme.