Mettre en oeuvre des mesures concrètes et locales pour le climat...

Updated: Apr 14, 2019



Lors du conseil communal du 21 février 2019, j’ai encouragé le Collège communal de Namur à être

proactif face à ces enjeux climatiques et développer des actions envers le climat de plus grande

envergure.


Je leur ai proposé de mener un projet pilote, avec le soutien de GAU (gestion centre-ville),

des associations de commerçants et de la SWDE (société wallonne des eaux), pour mettre à

disposition l’eau potable gratuitement dans nos bâtiments publics et nos commerces. L’eau de

distribution ou du robinet est, en effet, contrôlée minutieusement et peut allègrement rivaliser avec

l’eau en bouteille tant pour sa qualité que son prix.


Selon moi, les pouvoirs publics ont un rôle d’exemplarité à jouer dans le cadre de la promotion de pratiques durables de consommation.


A quand un label « Ici, je remplis ma gourde d’eau gratuitement » ? Tous ensemble, soyons chauds

pour le climat !




Le 24 janvier dernier, le bourgmestre de Namur a reçu une délégation d’étudiants, à l’hôtel de ville,

lors d’une manifestation pour le climat à Namur.


Trois semaines plus tard, les jeunes manifestants ont renouvelé leur action, devant le Parlement wallon cette fois, et ont rencontré une délégation de parlementaires pour faire part de leurs inquiétudes face à l’évolution climatique, leurs idées, propositions concrètes, projets pour l’avenir. L’occasion d’échanger sur une série de questions, comme l’accès à l’eau potable dans les lieux publics, les modes de consommation dans les écoles, l’industrie alimentaire, les prix des transports en commun, etc. Leur volonté, leur envie d’agir et de changer les mentalités forcent le respect.



Au cours de cette rencontre, ils ont pu exposer leurs très claires revendications :


1. Éliminer l’usage des bouteilles en plastique et utiliser les gourdes, avec une action ou un

label pour les restaurants pour annoncer « ici gourde en inox remplie gratuitement ».


2. Améliorer le mode de consommation dans les écoles (par exemple, dans certains écoles, des

distributeurs sont remplis de bouteilles en plastique et il n’existe pas de fontaine à eau ou

elles sont coupées l’hiver).


3. L’industrie animalière est la première cause de destruction des habitats ; il y a donc un rôle

du politique et une alternative à imposer à la consommation excessive.


4. Augmenter l’offre de transport en commun et la mobilité douce, et démocratiser le prix du

trajet de bus.


5. Instaurer en secondaire un cours de durabilité qui aurait pour objectif de mesurer, informer,

conscientiser et sensibiliser à l’impact de nos actions.


6. Davantage faire connaitre les rôles des différentes institutions et niveaux de pouvoir pour

que les revendications des jeunes parviennent dans les instances adéquates.


7. Pour mener des actions, il est nécessaire de dégager des moyens budgétaires. Les jeunes

préconisent, par exemple, de demander aux multinationales de financer des projets et

récupérer des moyens avec les 30 milliards d’évasion fiscale par exemple.