Santé & sécurité sociale

Quatre axes de travail prioritaires :

 

• Lutter contre les inégalités sociales de santé

 

• Mieux répondre aux besoins de santé, notamment ceux liés au vieillissement

 

• Promouvoir la santé et prévenir plutôt que guérir

 

• Réduire les pollutions et les substances nocives pour la santé

La santé des citoyens n’aura jamais fait l’objet d’aussi peu de considération que sous la législature qui s’achève.

 

Le gouvernement MR N-VA s’est véritablement acharné à réduire la protection de la santé en multipliant les coupes budgétaires dans les soins de santé, en augmentant le prix de nombreux médicaments et en s’en prenant au pouvoir d’achat des travailleurs malades de longue durée.

 

Au total, le budget des soins de santé aura été amputé de trois milliards d’euros.

 

Les patients, à commencer par les plus fragiles sur le plan socio-économique, ont subi directement cette austérité budgétaire : augmentation du coût de la consultation chez la plupart des médecins spécialistes, réduction du nombre de séances de kinésithérapie pour la fibromyalgie, déremboursement de médicaments, indexation du plafond d’intervention personnelle du maximum à facturer (MàF), augmentation des suppléments d’honoraires facturés directement aux patients, etc.

 

Les partenaires sociaux, les commissions d’avis, les experts, le terrain n’ont, quant à eux, jamais été aussi peu entendu. Citons à titre d’exemple la saga des numéros Inami où la Ministre fédérale de la Santé publique a décidé de limiter l’accès à la profession des médecins au détriment de tous les francophones, envers et contre tous les avis des experts.

 

Au niveau régional wallon, l’assurance autonomie, mise en place par le gouvernement MR CDH, est purement et simplement insuffisante pour répondre aux besoins en matière de perte d’autonomie.

 

La perte d’autonomie liée au vieillissement est pourtant une réalité de plus en plus fréquente.

 

La création de 12.000 nouvelles places en maisons de repos est quant à elle restée une promesse sans lendemain.

 

Aucun moyen financier n’a été dégagé par le gouvernement wallon MR CDH.

 

Face à une telle détermination à réduire la protection de la santé et aussi peu de considération pour les besoins de santé des citoyens, il est indispensable de renforcer les mécanismes de protection des personnes les plus fragiles et de lever les freins qui les empêchent d’accéder aux soins.

 

La lutte contre les inégalités sociales de santé doit devenir un objectif prioritaire transcendant tous les domaines d’action politique dans une approche complète de la santé.

 

L’état de santé physique et mentale des personnes issues des milieux plus précaires ainsi que leur santé bucco-dentaire et les comportements préventifs sont également fortement marqués par un clivage social.

 

Le niveau de remboursement insuffisant, voire inexistant, de la prise en charge de ces problèmes de santé par l’assurance obligatoire génère un report de soins, facteur d’accentuation des inégalités sociales de santé.

 

Il est fondamental que le patient et ses besoins soient placés au centre des préoccupations du système de santé, que l’accès aux soins de santé de qualité soit garanti à chacun, que le principe de solidarité face à la maladie soit reconstruit et que la couverture des soins de santé reste un secteur essentiel de notre modèle de sécurité sociale fédérale.

 

Le PS se battra pour que la sécurité sociale ne soit pas détricotée.